MICHAEL VIALA
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© Michaël Viala

Bal perdu, une danse macabre

Théâtre de l’Échangeur à Bagnolet, 2005

Textes sources
La douce de Fédor Dos- toïevski, Cerveaux de Gottfried Benn et des textes de Royds Fuentes-Imbert, ...
Mise en scène, Marie Lamachère

Présentation

Compagnie Interstices
Théâtre de l’Échangeur à Bagnolet

La manière de travailler : un palimpseste*
La forme : un «pas de deux»
L’argument : l’exploration de la part silencieuse de la nouvelle de Dostoïevski, La Douce.

Bal Perdu est la dernière pièce d’une série de créations, « Les Faux Bals », dont la concep- tion est nourrie par un double questionnement sur d’une part, la notion d’expérience, et sur d’autre part, la nature enfouie et banale du mal. J’ai été très sensible aux idées dévelop- pées, entre autres, par Walter Benjamin dans ses essais concernant le concept d’Histoire. Il y développe l’idée d’une forme de pauvreté en expérience liée à une incapacité à faire le récit de ce qui a eu lieu, incapacité qui est, selon lui, une nouvelle forme de barbarie.
Bal Perdu se présente comme un palimpseste de pensées et d’actions effacées. Danse macabre où les fantômes de théâtre errent entre lits conjugaux et tables de dissection. Les textes choisis fonctionnent comme des mécanismes d’évocation pour élaborer la partition de la pièce, conçue comme une longue didascalie.
En apparence, il s’agit de l’histoire d’un homme et d’une femme dont s’efface l’histoire. En apparence, il s’agit d’histoires d’amour et de mort. D’histoires à faire hurler ou bien chanter d’amour deux morts. Entre un Récit en quête d’une Vérité pour éclaircir l’histoire (comme le voudrait Dostoïevski) et un Poème qui vit de ce qui se décompose (comme le soutient Gott- fried Benn), s’entend la petite musique d’une Danse qui évolue entre les modes du souvenir et de l’apparaître, dans un monde de formes saisies et dessaisies par la lettre.
*PALIMPSESTE n.m. (1823 ; lat. palimpsestus, gr. Palimpsêstos).
Parchemin manuscrit dont on a effacé la première écriture pour pouvoir écrire un nouveau texte.

A propos de la scénographie

La scénographie est composée de 18 plaques de mélaminé blanc mesurant 2 x 2 mètre et d’une épaisseur de 2 cm. Ces plaques sont posées à mêmes le sols.
La configuration choisie a été déterminée par le lieu, le point de départ pour l’agencement des plaques est un poteau en béton brut situé sur l’axe du plateau et proche du mur du lointain. A partir de ce point les plaques sont disposée bout à bout dans quatre directions, jusqu’à ce que les murs et les gradins viennent stopper cette progression. L’ensemble une fois réalisé délimite des zones et propose des directions, tout en gardant une unité entre l’architecture, le plateau et les éléments du décor. L’éclairage est ambiant (y comprit les gradins) avec de faible variation d’intensité et de teinte ce qui vient renforcer cette unité.
Le fait d’utiliser des éléments identiques et modulaires, permet de s’adapter a différent lieu et a l’évolution de la pièce dans le temps.

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